Le transfert désigne le fait que, dans la relation à l'analyste, une personne rejoue des attitudes, des attentes et des sentiments issus de relations anciennes, souvent infantiles. C'est un phénomène central de la cure, que l'analyste repère et utilise pour comprendre ce qui se répète.
Un exemple simple
Une personne s'inquiète à chaque séance de décevoir son analyste, alors que rien ne le laisse penser. Elle a pris l'habitude, depuis l'enfance, de craindre le jugement des figures d'autorité. Dans la séance, cette crainte ancienne s'adresse à une personne présente. Le transfert vient de dire : voilà ce qui s'est répété.
Transfert, projection, répétition
Le module III réunit trois notions voisines. La projection consiste à attribuer à autrui ce qui nous appartient. La répétition est la tendance à rejouer des scènes passées. Le transfert est cette répétition appliquée à la relation avec l'analyste. Les distinguer précisément évite bien des confusions.
Pourquoi c'est un outil
Freud s'est d'abord heurté au transfert comme à un obstacle. Il en a fait ensuite un levier : ce qui se rejoue devant l'analyste peut être mis en mots, et la personne en apprend quelque chose sur elle-même. Le travail du praticien est de ne pas répondre sur le même registre.
Le contre-transfert
L'analyste a, lui aussi, ses réactions. Les repérer fait partie de sa formation, d'où l'importance de sa propre analyse et de la supervision. Le cursus vous donne les bases pour comprendre cette dynamique avant toute pratique.
Où l'étudier
Le module III décrit la séance depuis ses débuts, l'origine du divan et le transfert. Le bloc les fondations en présente les contenus. Un exercice de ce bloc propose d'écouter sans interpréter, ce qui prépare à l'observation du transfert. Voyez aussi le déroulement de la cure.
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